« 100 euros pour un chien, 80 euros pour un chat » : vous avez peut-être vu passer cette info choc sur les réseaux sociaux. Annoncée pour janvier 2025, cette prétendue nouvelle taxe sur les animaux de compagnie a affolé les Zoozoos . Mais… c’était faux ! Cette rumeur, partie d’un site parodique belge, a été démentie par plusieurs médias (Le Canard Ivre). Heureusement pour nos compagnons poilus, le gouvernement français n’a pas prévu d’instaurer de taxe spécifique sur les animaux de compagnie en 2025.
Mais d’où vient cette idée de taxe sur les chiens ? Pourquoi certaines personnes la défendent-elles malgré tout ? Décryptage.
Taxer les chiens, un concept qui existe ailleurs
En Allemagne, la taxe sur les chiens est une réalité depuis des années. À Berlin, chaque propriétaire paie environ 120 € par an pour son chien, et la facture grimpe pour les races dites « dangereuses » . Cette taxe est destinée à financer des infrastructures publiques adaptées : poubelles spécifiques, sacs à crottes, entretien des espaces verts. Elle a aussi une fonction de régulation pour responsabiliser les détenteurs d’animaux. Ainsi, cela montre l’impact de la taxe pour animaux de compagnie dans différents pays.
En France, une taxe similaire a existé… il y a longtemps ! Créée en 1855 pour lutter contre la rage, elle a été supprimée en 1971. À l’époque, l’enjeu était sanitaire : la rage était un véritable fléau, et taxer les propriétaires visait à limiter le nombre de chiens errants. Depuis, plus rien.
Pourquoi reparle-t-on de taxe en 2024 ?
Certains justifient cette idée par des préoccupations écologiques et économiques. En pleine réflexion sur l’impact environnemental de nos modes de vie, la question du coût de la gestion des déjections canines revient souvent sur le tapis. Selon des associations de maires, les frais pour nettoyer les rues souillées par les crottes de chiens s’élèvent à plusieurs millions d’euros chaque année. Ces coûts pourraient justifier une taxe pour animaux de compagnie pour compenser.
D’autres avancent que taxer les chiens pourrait responsabiliser davantage les propriétaires sur des sujets comme la stérilisation ou l’identification des animaux. Actuellement, seuls 77 % des chiens sont identifiés, bien que cela soit obligatoire depuis 1999.
Les contre-arguments : pourquoi taxer les chiens n’est pas la solution
Imposer une taxe pourrait avoir des effets pervers, comme l’abandon massif de chiens par des propriétaires ne pouvant plus assumer ces frais. En 2023, plus de 100 000 animaux ont été abandonnés en France selon la Fondation 30 Millions d’Amis. Une taxe risquerait d’aggraver cette situation déjà dramatique, et une taxe pour animaux de compagnie pourrait intensifier les abandons.
Par ailleurs, beaucoup soulignent qu’avoir un animal est déjà coûteux :
• Identification et vaccination : entre 60 et 100 €.
• Nourriture : de 300 à 1 000 € par an selon la taille du chien.
• Soins vétérinaires : plusieurs centaines d’euros annuels.
• Assurance santé : 10 à 50 € par mois.
Ouf, la rumeur d’une taxe sur les chiens a été une fausse alerte… pour cette fois. Mais le débat soulève des questions réelles sur la place des animaux dans nos vies, leur impact sur la société et notre responsabilité en tant que propriétaires. En attendant, prenez soin de vos compagnons à quatre pattes : ils n’ont pas encore besoin d’un comptable et aucune nouvelle taxe pour animaux de compagnie ne pointe à l’horizon !
