Napoléon, mordu par le carlin de Joséphine !

Napoléon Bonaparte, stratège de génie et empereur redoutable, a connu bien des batailles… mais l’une des plus inattendues s’est déroulée dans l’intimité de sa chambre nuptiale. Son adversaire ? Un carlin nommé Fortune, le fidèle compagnon de Joséphine de Beauharnais.

Fortune, un carlin jaloux de Napoléon

Avant d’épouser Napoléon en 1796, Joséphine de Beauharnais partageait sa vie avec son carlin, Fortune. Ce petit chien, qu’elle chérissait plus que tout, dormait dans son lit et ne tolérait aucune intrusion sur son territoire. Selon la légende, la première nuit de noces entre Napoléon et Joséphine aurait été marquée par un incident canin des plus cocasses : agacé par la présence de cet homme venu bouleverser son quotidien, Fortune aurait mordu Napoléon au mollet !

L’anecdote, rapportée par plusieurs historiens, illustre le tempérament possessif du carlin et l’amour inconditionnel que Joséphine lui portait. Napoléon, pourtant habitué aux affrontements, dut se plier à une dure réalité : dans le cœur de Joséphine, Fortune était un rival redoutable.

Napoléon et les animaux : une relation contrastée

Si cet épisode prête à sourire, il révèle un aspect moins connu de Napoléon : son rapport ambivalent aux animaux. Contrairement à Joséphine, qui adorait les chiens et les chevaux, Napoléon n’était pas particulièrement attaché aux animaux de compagnie. Il voyait en eux un certain désordre incompatible avec sa discipline militaire.

Cependant, certains témoignages racontent qu’il avait une certaine affection pour Marengo, son cheval de guerre emblématique, et qu’il montrait parfois une forme de bienveillance envers les animaux qui l’entouraient. Mais dans le cas de Fortune, il dut reconnaître sa défaite : Joséphine ne se séparera jamais de son carlin.

Le carlin, un chien impérial ?

L’histoire de Fortune illustre aussi un fait peu connu : le carlin était un chien prisé par l’aristocratie européenne. Son origine noble remonte aux cours royales, notamment en Autriche et aux Pays-Bas, où il était un symbole de fidélité et de raffinement (et oui!).

Joséphine ne fit donc que perpétuer cette tradition en élevant Fortune au rang de confident et protecteur. Aujourd’hui encore, le carlin reste un chien apprécié pour son caractère affectueux… et parfois têtu, comme Napoléon en fit les frais !

Une leçon d’histoire et de fidélité canine

Au-delà de l’anecdote, cet épisode nous rappelle combien les animaux ont toujours occupé une place particulière dans l’histoire des grands personnages. Joséphine, véritable Zouzoo avant l’heure, avait trouvé en Fortune un compagnon indéfectible, capable même de défier un empereur.

Alors, la prochaine fois que votre chien grogne contre un nouvel arrivant, rappelez-vous : il se prend peut-être pour Fortune… et vous pour Joséphine !

Sources et liens externes :
• « Napoléon et les animaux » – Bibliothèque nationale de France
• « Joséphine, une passionnée d’animaux » – Musée de Malmaison
• « L’histoire du carlin, chien des aristocrates » – Société Centrale Canine

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